By Peoplesphere On vendredi, avril 25 th, 2014 · no Comments · In

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Ce jeudi 24 avril, Luxembourg s’est paré de vert pour la 4e édition du Luxembourg Green Business Summit. Le forum dédié aux services et produits durables et écologiques, avait pour ambition de réunir près de 600 acteurs du secteur issus de toute la grande région. Placé, cette année, sous le thème Business Growth Turns Hybrid, l’événement a également récompensé les meilleurs projets et les réalisations green en présence de la Ministre Carole Dieschbourg, en charge de l’Environnement.

L’évolution du secteur green est une nécessité qui n’échappe plus aux professionnels, et ce quel que soit leur secteur d’activité. Au delà de la prise de conscience environnementale, il y a un vrai impératif économique d’aller chercher la croissance dans ce domaine. Laurent Rouach, Partner chez PwC a ouvert cette soirée en soulignant l’implication de sa société. « Nous sommes très attaché à cet événement, car nous avons lancé lors du premier Luxembourg Green Business Summit notre département de développement durable, il y a de ça 4 ans. Depuis, nous sommes toujours heureux de pouvoir contribuer à un tel événement, mais également de voir la part toujours plus grande que prend le développement durable au Luxembourg ». Les 90 dossiers de candidats présentés à travers 15 catégories, montrent bien que la réflexion est en marche.

Prise de conscience

Carole Dieschbourg, en charge de l’Environnement, a, quant à elle déjà une vision claire des opportunités que peuvent être offertes aux entreprises du pays à travers une approche responsable et environnementale. « Le Green Business Summit est devenu un rendez-vous incontournable dans le domaine du développement durable au Luxembourg. Le Green luxembourgeois est en plein développement et cela me réjouit de voir autant de diversité, de motivation et de dynamisme dans les secteurs d’activités. Il va s’en dire que l’intégration du développement durable au coeur du business est actuellement un des défis les plus importants et surtout une des clés de la réussite. Il faut tenir compte de la limite de nos ressources naturelles et être conscient de devoir être plus efficace au niveau des ressources naturelles, de l’énergie et des coûts. Si nous réalisons cela, nous deviendrons les acteurs d’un monde innovant et durable. De par mon expérience, je reste persuadée que l’on peut réussir sur ce nouveau chemin à condition d’être prêt et surtout avoir l’esprit d’entrepreneuriat. C’est en effet, cet esprit qu’il nous faut avoir au Luxembourg pour changer notre société. Cela passe par des entreprises qui innovent et qui ont cet état d’esprit », a-t-elle défendu.

Challenges globaux

Le Professeur Gerhard Prätorius, Responsable CSR et Développement Durable du Groupe Volkswagen est revenu sur l’approche de la marque allemande en terme d’éco-responsabilité.Le constructeur développe, en effet, une stratégie green afin que celle ci soit un des moteurs de sa croissance. « L’automobile est une des causes de la pollution, mais elle peut également être une des solutions », souligne Gerhard Prätorius. A travers ses 12 marques indépendantes, ainsi que l’entité financière de Volkswagen, le groupe représente près de 8 millions de personnes à travers le monde. Sa stratégie est basée sur une compréhension moderne de la responsabilité des entreprises. Combiner les valeurs traditionnelles de l’activité avec les défis actuels, autrement dit intégrer la responsabilité et le développement durable au travers d’une perspective globale, fait partie des enjeux à définir.
La politique environnementale de Volkswagen repose sur 3 piliers : les produits, la production et les employés. A travers le développement de nouvelles technologies et services de mobilité, les produits s’appuient sur l’innovation pour répondre aux objectifs fixés. La gestion de l’énergie, des solutions logistiques et IT sont les points fort du management de la chaîne de production. Enfin, afin de faire face à ces nouveaux défis industriels, Gerhard Prätorius a rappelé qu’il était essentiel de garder les employés au coeur de cette évolution. Ainsi le groupe a développé de nombreuses initiatives telles qu’une charte sociale partagée par toutes les entités du groupe où qu’elle soit dans le monde.

Des objectifs connus de tous

Ce sont donc des objectifs clairs qui ont été fixés par la firme allemande : une réduction de 25% d’énergie, d’eau, de déchets, de CO2 et de composés organiques volatiles par véhicule et par composant. Ces objectifs ambitieux encouragent le groupe à mener une approche CSR intégrée permettant notamment la gestion des dépenses du groupe, mais aussi une vision plus moderne cherchant à gérer comment gagner de l’argent. Ce constat est partagé par toutes les parties prenantes de l’entreprise. Gerhard Prätorius a, par exemple, rappelé que 80% des voitures du groupe sont vendues dans des pays avec une régulation des émissions de CO2 et que ces exigences des états continues d’augmenter.
De la même manière, la pression des marchés financiers est un conducteur du développement durable. Il a aussi expliqué que les clients du fleet sont de plus en plus demandeurs de solutions green afin de répondre à leurs propres objectifs et politiques de développement durable. Pour répondre à cette demande, Volkswagen a développé un nouveau produit permettant d’offrir aux gestionnaires de flottes, une combinaison de véhicules moins polluants, avec des formations de conducteurs et des solutions permettant d’investir l’argent gagné grâce à ces économies d’énergies dans des projets green communs avec la société. Pour une industrie comme celle de l’automobile, l’innovation est au centre des solutions en cours et à venir. La demande globale pousse les leaders à changer leurs business models. Ainsi, une Golf n’est plus un modèle simple, mais existe à travers 5 offres différentes répondants à différents critères.

Une vision du marché

Les contours exacts de l’économie Green ne sont pas encore aboutis et arrêtés. Les visions et les stratégies sont encore nombreuses. Miriam Kennet, Co-Fondatrice et CEO du Green Economics Institute, a partagé sa vision d’experte en terme d’économie verte. L’approche de Miriam Kennet a mis en avant les désastres environnementaux qu’engendre le manque d’approche responsable. Nommé par le Charity One World, comme faisant parti des 100 femmes invisibles les plus puissantes au monde, Miriam Kennet a parcouru le monde. A travers ses voyages, ce sont le partage des bonnes pratiques, le soutien aux communautés sur place et les analyses qui sont faites par l’institut qui nourrissent sa réflexion. Spécialisée dans l’économie verte, elle a fondé le Green Economics Journal, le premier journal académique sur le sujet.