By Peoplesphere On lundi, avril 14 th, 2014 · no Comments · In

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La Banque centrale du Luxembourg vient de publier une enquête sur la consommation des travailleurs frontaliers au Luxembourg. Contrairement aux idées reçues, les travailleurs frontaliers ne font pas que venir travailler au Grand-Duché, ni profiter des avantages fiscaux, ils dépensent aussi ! Ainsi, en 2010, un frontalier dépensait en moyenne 9.300 euros par an sur le territoire luxembourgeois.

Selon l’étude, environ 17% du revenu brut perçus au Luxembourg seraient dépensés par les frontaliers au Grand-Duché, ce qui représente un montant estimé à 925 millions d’euros par an. Les dépenses les plus importantes sont faites par les ménages provenant de Belgique (10.000 euros), puis par les ménages frontaliers de France (9.900 euros) et de l’Allemagne (7.600 euros). La BCL souligne dans son étude que les dépenses de consommation transfrontalière dépendent de caractéristiques comme le revenu total du ménage, le nombre de travailleurs frontaliers dans le ménage, la distance entre le domicile et le travail ou encore des différences de prix entre le Luxembourg et les pays voisins. 


Carburant et loisirs


D’après les résultats de l’étude, ce sont les carburants qui représentent la plus grande part des dépenses pour les frontaliers (21%), puis l’alimentation et les boissons non-alcoolisées (11%) et enfin les services de restauration (10%). Cela dit, les frontaliers achètent également de l’alcool, du tabac, des vêtements, de l’ameublement et des équipements ménager au Grand-Duché, notamment pour la différence de prix qui existe par rapport à leur pays d’origine.

La Banque centrale du Luxembourg (BCL), une institution indépendante et publique, chargée de participer à la politique monétaire commune de la zone euro et de maintenir la stabilité des prix, et le CEPS/INSTEAD, un établissement public spécialisé en recherche socio-économique, lancent la deuxième vague de l’enquête « le comportement financier et de consommation des ménages résidant au Luxembourg ».

L’objectif de cette enquête est d’obtenir plus d’informations concernant les décisions financières des ménages comme les décisions de consommation, d’épargne et de demande de crédit pour mieux anticiper l’impact des chocs économiques et des changements de politique publique sur le comportement des ménages. L’enquête est menée parallèlement par les Banques centrales dans l’ensemble des pays de la zone euro.

Un échantillon de 6 300 ménages résidant au Luxembourg a été sélectionné de manière aléatoire dans les fichiers de la sécurité sociale (IGSS) selon une procédure statistique qui garantit un échantillon représentatif de tous les ménages luxembourgeois en lien avec le système de sécurité sociale luxembourgeois. Il est entendu que la participation à cette enquête est tout à fait volontaire. Cependant, afin de garantir une haute qualité et représentativité des résultats, il est essentiel qu’un maximum de ménages contactés y participe. Elle a débuté fin mars et durera plus ou moins 6 mois.