By Peoplesphere On mercredi, avril 09 th, 2014 · no Comments · In

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Tout ce qu’un homme peut faire, une femme le peut également. Mais il s’avère que lorsqu’il s’agit de mathématiques et d’emplois scientifiques, les préjugés sexuels pourraient bien coûter de précieuses opportunités professionnelles aux femmes. Des recherches américaines montrent que les employeurs, qu’ils soient homme ou femme, sont plus susceptibles d’embaucher un homme qu’une femme.

Les dernières recherches de Luigi Zingales de l’University of Chicago Booth School of Business, publiées dans les Actes de la National Academy of Science (Académie nationale des sciences), Early Edition, démontrent que hommes et femmes partagent les mêmes préjugés en matière d’embauche lorsqu’il s’agit d’un travail scientifique. Dans « How Stereotypes Impair Women » Careers in Science », Zingales, Ernesto Reuben de la Columbia Business School et Paola Sapienza de la Kellogg School of Management à la Northwestern University, ont mené une expérience en laboratoire afin de mesurer comment les employeurs répondent aux candidates lors du processus d’embauche pour un travail qui implique de l’arithmétique.

Stéréotypes partagés

Les chercheurs ont observé que lorsque les candidats sont présentés sans autre indication que leur sexe, les hommes ont deux fois plus de chances d’être embauchés que les femmes, que l’employeur soit un homme ou une femme. Même lorsque les personnes interrogées ont eu l’occasion de dire à l’employeur dans quelle mesure elles pensaient réussir le test d’arithmétique à venir, les économistes ont observé que les préjugés demeuraient immuables, car les hommes avaient tendance à se vanter et à exagérer leurs capacités, ce que les employeurs étaient disposés à croire. Ils ont observé en même temps que les femmes tendent, elles, à sous-estimer leurs capacités.

Lorsque les candidats étaient pris en considération aux vues des résultats d’un test d’arithmétique terminé, les préjugés à l’encontre des femmes diminuaient, mais ne disparaissaient toujours pas. Par conséquent, indépendamment de la situation, la décision d’embaucher des candidats hommes moins qualifiés au lieu de candidates dûment qualifiées, est demeurée un lieu commun. Si, hors laboratoire, on confronte ces résultats au monde réel, cela signifie que les femmes perdent leurs chances de pouvoir entreprendre des carrières STEM (Science, Technology, Engineering, Maths), c’est-à-dire en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques, et que les employeurs n’embauchent pas toujours les meilleurs candidats. 

Les observations de Zingales et de ses collègues suggèrent également que les deux sexes ont, sans s’en rendre compte, une attitude discriminatoire à l’égard des femmes, ce qui signifie que de nouvelles chartes sont nécessaires pour remédier à la situation.