By Peoplesphere On vendredi, septembre 19 th, 2014 · no Comments · In

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Le palmarès 2013-2014 de la 14ème édition du parcours interrégional 1,2,3 GO a été dévoilé le 18 septembre au Conseil régional de Lorraine à Metz. Neuf start-ups ont été récompensées lors de la Grande Soirée de clôture du parcours.

Ces neuf lauréats, ce sont les business plan à qui le jury d’expert a accordé une note supérieure à 70. Quatre entreprises (ou en cours de création) lorraines (Ozcar, Laminga Concept, Drive des Epouvantails et My Music Teacher), deux luxembourgeoises (Malin Shopper, MaMooble), deux allemandes (Lactopia et Run That Life) ainsi qu’une wallonne (Hybrid Power), figurent au palmarès. Chacun des lauréats s’est vu remettre un chèque de 6.000 euros. La start-up « My Music Teacher», dont le projet repose sur une une école de musique virtuelle qui permet d’apprendre la guitare via un parcours personnalisé et ludique , est quant à elle repartie avec un chèque de 12.000 euros, en tant que « Coup de Cœur des Sponsors ».

Prendre de la hauteur

Toutes ces entreprises, plus de 200 décideurs et responsables politiques, parmi lesquels Jean-Pierre Masseret, président du Conseil régional de Lorraine, venus de toute la Grande Région, ont pu les découvrir au travers de clips vidéo. Les 33 participants à l’édition 2013/2014 de 1,2,3 GO qui ont déposé un plan d’affaires à l’issue de leur accompagnement, étaient bien entendu, également présents. Tous ont été invités à monter sur scène. « Vous avez tous fait preuve de courage et de persévérance. Vous êtes à l’honneur ce soir, vous avez la possibilité de vous mettre en lumière », a souligné Frédérique Gueth, directrice de Business Initiative, l’association qui pilote et anime le programme 1,2,3 GO. Les porteurs de projets, comme le veut désormais la tradition, se sont également vu remettre un petit cadeau. « Cette année, c’est une petite fusée 3D, réalisée d’ailleurs par Protorex, -une entreprise également passée par 1,2,3 GO. Elle symbolise votre envol », a précisé la dirigeante.
Prendre de la hauteur et préciser le cap, ce sont justement les deux conseils qu’a délivré Robert Papin, le conférencier de la soirée, aux jeunes entrepreneurs. « Etre un stratège, un meneur d’hommes et un gestionnaire, voilà les caractéristiques d’un leader d’aujourd’hui. Cela ne s’apprend pas dans les écoles mais sur le terrain, au fil des erreurs. Vous, créateurs d’entreprises, si vous savez où vous voulez aller et pourquoi vous vous battez, alors vous aurez des opportunités à saisir. C’est dans la difficulté que surgissent les plus belles opportunités et comme nous sommes vraiment dans les difficultés, c’est le moment d’en profiter », a indiqué Robert Papin qui est le fondateur d’HEC-Entrepreneurs et l’auteur de nombreux livres de référence dans le domaine du management. Son dernier ouvrage « Former de vrais leaders : c’est encore possible ! » sort chez Dunod.

L’entrepreneur: un homme en mouvement

« J’ai personnellement créé différentes entreprises mais je n’ai jamais atteint un tel degré de maturité lorsque je les ai lancées. Je suis impressionné par ces jeunes créateurs », a déclaré Nicolas Buck, président de Business Initiative, à l’issue de la soirée. Non sans souligner aussi que l’entrepreneur fait bouger les choses. Il est dans le mouvement. « Il est l’ennemi du statu quo. C’est aussi un anti-bourgeois qui créé des richesses.A tous ces titres, il « mérite d’être encouragé ». La place de l’entreprise et du créateur d’entreprise, Jean-Pierre Masseret, président du Conseil régional de Lorraine, l’a également évoquée lors de son intervention. « Dans un monde qui bouge et qui bouscule chacun de nous, à l’heure où le numérique va totalement bouleverser la société pour 50 ans encore, comme le cheval vapeur ou l’électricité en leur temps, il convient de faire en sorte de s’adapter et d’innover. Le Conseil régional est très engagé en la matière. Ce n’est pas simple surtout que les têtes ne sont pas toujours préparées à ces changements, notamment en Lorraine, après un siècle de passé industriel. Mais cela ne peut pas se faire sans les entreprises. Il est de ma responsabilité de faire en sorte qu’elles trouvent pleinement leur place dans un partenariat avec l’ensemble des acteurs de la société ».