By Florence Thibaut On samedi, mars 22 nd, 2014 · no Comments · In

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Rendez-vous annuel incontournable des recruteurs de la Grande Région, Moovijob Tour Delux a eu lieu ce vendredi 21 mars à LuxCongrès pour la quatrième fois. Carrefour de rencontre entre employeurs et candidats, le salon s’est déroulé de 9h30 à 17h et a combiné one to one, networking et ateliers.

6798 visiteurs s’y sont pressés, dont 3122 pré-inscrits. Pas moins de 117 entreprises issues de tous les pans de l’économie (banque, IT, audit, industrie…) s’y sont données rendez-vous.
Née en 2007, la société Moovijob a depuis lors réussi à imposer sa marque et ses évènements en France, en Belgique, en Allemagne et au Luxembourg, mais aussi en Suisse, et ce grâce à trois canaux phares : son site moovijob.com, ses salons Mooovijob Tour, ainsi que ses soirées Plug& Work dédiées aux jeunes diplômés.

Plus de souplesse

Comme à chaque édition de la rencontre, la part belle était donnée aux conférences. Une des sessions était consacrée à l’état de l’emploi au Luxembourg. Nicolas Schmit, Ministre du Travail, a ainsi souligné dans son introduction que le marché du travail luxembourgeois restait sous pression. Il a également insisté sur le fait que le chômage avait atteint des niveaux records cette année (7,1%), même si le dernier bulletin de la Banque Centrale se veut plus optimiste. « Il est urgent d’améliorer l’offre de formation, car le monde du travail est très différent de ce qu’il était il y a 10 ou 20 ans. Il faut pallier aux pénuries ». Il a aussi appelé pour plus de flexibilité et de souplesse. « Les demandeurs d’emplois doivent pouvoir être plus souples. Pour trouver un emploi, il est crucial qu’ils s’adaptent et se forment en continu ».
L’Agence pour le développement de l’emploi, a également sa part de responsabilité dans ce tableau. Elle modernise l’accompagnement des demandeurs de l’emploi et la personnalisation de l’accueil depuis des années.« Il faut s’intéresser à chaque demandeur d’emploi de manière individuelle pour connaître les attentes de chacun et ainsi pouvoir répondre aux besoins au mieux. Nous formons nos collaborateurs en conséquence », soutient Isabelle Schlesser, directrice de l’agence. De l’autre côté du spectre, l’ADEM travaille sur un projet de Service employeurs qui s’efforcera de renforcer les relations avec les organisations grâce à l’intervention de conseillers spécialisés par secteur.

Doper les langues

Très compétitif, le marche luxembourgeois a constamment besoin de sang neuf. Pour les RH assistant au panel, une des grandes difficultés lors des recrutements est encore et toujours le niveau de langues. « Le principal problème, n’est pas au niveau des compétences, mais bien sur le plan linguistique, nous avons de plus en plus de mal à trouver des employés qui maîtrisent à la fois l’allemand et le luxembourgeois », partage Nathalie Printz, Responsable du Développement des Ressources Humaines chez Auchan. Pour Caroline Simon, HR Manager chez CTG et amenée à recruter des spécialistes IT pointus, trouver le bon profil multilingue et à haute valeur ajoutée, c’est débusquer le mouton à cinq pattes. « Pour répondre à cette double difficulté, métier et linguistique, il faut être partout et regarder bien au delà des frontières luxembourgeoises ». Suivant ce constat, Fernand Wolter, le Directeur de Prolingua, dévoile une augmentation encourageante des demandes de cours de langue, en particulier émanant des entreprises, depuis le début de l’année 2014.